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Le droit à la santé doit primer !

by | 18 décembre 2021 | Sans catégorie

18 décembre 2021 – À l'occasion de la Journée internationale des migrants, l'EFFAT célèbre des millions de travailleurs sans papiers actifs dans les secteurs de l'EFFAT et leurs chaînes d'approvisionnement, dans l'agriculture, la transformation des aliments, le tourisme et le travail domestique.

Alors que la pandémie continue de se dérouler, les travailleurs migrants, en particulier les sans-papiers, rencontrent de nombreux obstacles pour accéder aux vaccins COVID-19, ce qui reflète de nombreux autres obstacles plus larges pour accéder aux soins de santé et à la protection sociale.

Bien que dans la plupart des pays les gouvernements fassent de la vaccination un impératif, la rhétorique se heurte souvent à la réalité sur le terrain vécue par les sans-papiers.
En Italie, par exemple, la loi italienne sur l'immigration (Testo Unico sull'Immigrazione) garantit explicitement l'accès aux vaccins dans le cadre des campagnes de santé publique préventive à toutes les personnes vivant en Italie, y compris les migrants en situation irrégulière. Pourtant, la situation diffère beaucoup région par région, certaines autorités locales exigeant des documents qui ne sont pas disponibles pour la plupart des sans-papiers.
En Grèce comme dans de nombreux autres pays de l'UE, l'accès aux services de santé est tout aussi compliqué. Dans le pays, des dizaines de milliers de sans-papiers sont privés d'accès aux services de santé parce qu'ils ne sont pas en mesure de fournir un numéro de sécurité sociale.

Dans de nombreux autres cas, les sans-papiers sont en effet vaccinés, prêts à contribuer positivement au bien-être de leur communauté et à faire partie active du bassin de main-d'œuvre active. Cependant, ils sont souvent, dans l'impossibilité de recevoir un pass vaccin, d'être sévèrement pénalisés lorsqu'il s'agit de jouir de leur liberté.

Dans la grande majorité des pays d'Europe, les travailleurs migrants sans papiers ne peuvent signaler aucune violation de leurs droits sans risquer l'expulsion. Il en va de même de leur vaccination ou de leur état de santé. L'accès à la santé publique et aux vaccins doit toujours être un droit humain universel et non un obstacle à une vie décente ou un motif de peur.

Nous considérons que le droit à des soins de santé égaux pour tous doit prévaloir sur les politiques migratoires. C'est pourquoi les exigences de l'EFFAT sont claires.

  • L'accès à la vaccination doit être simplifié et accordé à toute personne au-delà de son titre de séjour
  • Le test de vaccination et le laissez-passer vaccinal ne doivent être liés à aucun document.
  • L'accès aux soins en cas de contamination doit être confidentiel, sans risque de dénonciation.

Enfin, l'EFFAT défend le principe selon lequel un travailleur est un travailleur, indépendamment de son statut migratoire ou de son origine ethnique. Tous les travailleurs migrants sans papiers devraient pouvoir accéder facilement à la justice et signaler la violation de leurs droits sans risquer des représailles et l'expulsion. Leur accorder le droit d'être en bonne santé devrait être une action prioritaire pour assurer la justice sociale et protéger la santé publique.

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